Au Bord'Elle

25 août 2011

Réflexion de la semaine #4

Au jourd'hui, je suis tombée nez à nez avec un produit venu de l'hyper espace :

 

Seuls les aliens peuvent comprendre son fonctionnement

 

DSC00300

 

J'imagine la discussion surréaliste illustrant ce conseil...

Oui alors tu saisis ta crème solaire, comme çaaaa... voilà... tu tires vigoureusement pour bien la soulever... Hop ! Enfile le sérum maintenant, viiiite ! Avant que la crème solaire retourne s'appliquer sur la peau en faisant des taches de bronzage... Voilàààà !

 

...

 

- Déjà : "glisser". "Appliquer" ça n'aurait pas été plus judicieux comme terme ? Est-ce qu'on glisse un sérum sur la peau ? Non, on glisse sur une peau de banane, ou à la rigueur, sur une flaque d'huile ou un toboggan.

N'importe quoi !

Oui, j'ai dit "sur", parce que même glisser sur la peau, à part quelque chose qui glisserait dessus, et non pas que c'est nous qui le glisserions - voilà, déjà le sur, c'est énorme.

j'en pers mon latin

 

- "Sous la crème solaire" : non mais OH ! Vous êtes pas bien ou quoi ?? C'est un truc chinois qui a été traduit vite-fait en français par un Italo-Russe portugais ?

Si vous aviez parlé français : vous auriez dit "sérum à appliquer sur la peau avant la crème solaire".

Là, on aurait compris !

N'importe quoi !!

 

- "Un bronzage sans taches" : non mais sérieux ? Depuis quand y a des taches de bronzage ? Des taches de coups de soleil, et encore ?! Mais le bronzage ? Il a des taches noires, grises, vertes ? A pois roses ?

N'importe quoi !!!

 

- "Bronzage durable" : mais vous nous prenez pour des courgettes ou quoi ? Tout le monde sait que le bronzage ne dure pas, avec ou sans sérum. Ce sont des cellules de peau colorées par la mélanine ! Elles se renouvellent ! Expliqez-moi en quoi glisser un sérum sous une crème solaire pourrait empêcher la nature de faire son oeuvre ?! C'est un truc alien, vraiment ?

 

N'importe quoi !!!!

 

 

Jusqu'où iront les publicitaires ?

Combien de temps encore nous prendront-ils pour des grosses connes ?

 

* soupir *

Posté par Lilas des bois à 02:50 - Pas Glop - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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19 août 2011

PUB

Vous aimez les animaux ?

Vous aimez beaucoup les chats ?

Vous avez rigolé quand j'ai mentionné ces douces tortionnaires qui partagent ma vie ?

 

Vous pouvez maintenant les retrouver ici :

blog

Cliquer sur l'image pour se diriger vers les félins fêlés

 

Le blog vient juste d'être ouvert, mais j'essaierai de l'approvisionner régulièrement !

y a de quoi, avec mes chieuses...

 

Bonne visite !

Posté par Lilas des bois à 18:08 - Glop - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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15 août 2011

OUSTE !

Hier, vers 16 heures, sur mon lit, je jouais tranquillement de la flûte alto - en pensant tristement à ma belle flûte traversière dont je ne sais pas encore jouer, et qui repose dans son beau coffret de velours rouge - quand, soudain, un étrange bruit se fit entendre.

 

C'était un grattouillement.

 

Tout de suite, une étrange sensation angoissante m'envahit et me crispa jusqu'au bout des orteils.

 

Tu ne peux pas comprendre, Public, car je ne t'ai jamais relaté mes expériences de jeunesse avec les araignées. Cela viendra un jour, mais s'il faut l'écrire je vais être obligée d'y penser, et d'y penser va réveiller ma panique irrationnelle répulsion devant ces bestioles, et alors je vais pisser dans mon froc stresser.

 

Cela dit, il faudra vraiment que je me fasse violence pour te narrer ce sordide épisode de ma vie. Cela te fera rire, peut-être, tandis que je frissonnerai de peur.

Tu es sans coeur, Public, tu sais ?

 

Bref, j'entendis donc un grattement, juste au-dessus de ma tête, et j'eus immédiatement une trouille bleue que ce fut l'éclosion d'un... cocon d'araignées.

 

J'arrêtai immédiatement de jouer de la flûte, et écoutai. Cela s'arrêtait parfois, et fait surprenant, cela semblait se déplacer - exit donc l'histoire du cocon d'araignées.

 

J'en fus tellement soulagée que je repris ma chtite mélodie, puis descendis et vaquai à mes affaires quotidiennes, oubliant le grattement.

 

Vers 5 heures du matin cette nuit, je fus pourtant bien obligée d'y repenser, puisque le grattement avait repris de plus belle. Même mon Barbouille en fut dérangé. Nous écoutâmes religieusement, mais aucun de nous ne fut vraiment certain de ce que c'était.

 

Effectivement, le bruit se déplace, on dirait que "ça" creuse dans la laine de verre, derrière le plaquo, ou bien c'est plutôt vers le toit, sous les dalles de polystyrène qu'on a collé au plafond ?? Impossible de trop le savoir.

 

Ce pourrait être, au choix :

- Une souris.

- Des guêpes qui ont choisi cet endroit pour faire leur nid, ce qui expliquerait le continuel grattouillement.

J'en parle d'expérience, ça aussi je t'en causerai - plus tard.

- Des araignées quand même.

- Des fourmis mangeuses d'hommes.

- Un pigeon con ah non pardon c'est un pléonasme.

- Un repaire de scorpions mangeurs d'hommes.

- Une invasion de sauterelles mangeuses d'hommes.

- Des rats.

- Autres bestioles que j'aimerais éviter de voir s'incruster juste derrière le mur de ma chambre - plus précisément tout près de ma tête de lit.

 

 

Je te tiendrai au courant dans les prochains jours, on va essayer de poser des pièges à loups...

 

En tout cas ça m'a bien fait rigoler quand j'ai repensé à ce fameux sketch de "Le petit Spirou" - tu constateras au passage que mes références sont toujours hautement culturelles.

Je sais, pour quelqu'un qui a fait les études que j'ai fait, ça craint. Ben tant pis, chuis comme ça.


moustiques

 

Sur ce, j'en m'en vais retourner à mes occupations de glandeuse d'août.

Posté par Lilas des bois à 18:46 - Pas Glop - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

12 août 2011

L'appareil judiciaire français #1

76ada1f8Dans mon coin, personne n'est présumé innocent. Il faut prouver qu'on l'est, innocent. Donc, les personnes qui passent en garde à vue sont coupables en acte, et innocents en puissance.

(Pour suivre ce raisonnement, j'avoue qu'il vaut mieux avoir quelques connaissances sur la métaphysique d'Aristote.)

(Naaan, pfff, j'décooonne !)

 

Récemment, j'ai eu la preuve de l'efficacité des gendarmes du coin coin. Je m'en vais te relater, mon bon Public, l'excellence de ces affaires.

 

Commençons par la plus ancienne.

 

Mon bien-aimé Barbouille, gentil dans l'âme et certainement un brin dragueur, le petit salaud, fait souvent des trajets en train. Logique, vous direz-vous, pour un gars qui travaille à la Est-ce N C'est F.

Il aime bien causer aux gens, mon petit Barbouille - surtout aux femmes, j'avoue.

 

Voilà t'y pas qu'un matin, pendant son bref trajet de A à B, de 15 minutes tout rond, il converse un chouilla avec une jeune fille en fleur. Bon. Rien de bien grave, en plus j'en savais rien.

 

Le lendemain matin, il revient au point A pour prendre son train. Inexplicablement -mais logiquement avec lui tant ça lui ressemble - il renonce à cette idée et préfère continuer en voiture jusqu'au point B.

Du coup, il croise la JFEF (Jeune Fille en Fleur, donc). Elle attend son car (cette fois, c'était un car.)

 

Vive la Est-ce N C'est F qui te fait payer le même tarif pour un trajet en train ou en car. Alors que chacun sait qu'on prend le train pour aller plus vite et éviter les embouteillages, ce qui justifie un peu les prix exorbitants du TGV. Cependant, on te refourgue dans un car de plus en plus souvent. Et que te tapes-tu dans ce car ? Les ralentissements et les embouteillages. Cherche l'erreur.


V'là t'y pas que, gentil et tout, il lui propose de l'emmener au point B, 15 kilomètres plus loin donc, pour lui éviter de payer le car/train enfin le trajet cher, quoi.

Réponse de la JFEF : "Non, tu me fais peur."

Barbouille, interloqué par cette réponse, s'en va donc sans souci sur son lieu de travail (point B).

 

Le soir 

* BILIBIP BILIBIP * (mais vraiment le soir, hein. Genre 20 heures.)

Maiiiis quiii essssse donnnnc ??

L'appareil judiciaire français ! Oh, mon Dieu !


J'ai donc en main l'appareil judiciaire français de Saint-A*** (un bled dans mon coin), qui veut parler à Monsieur ***. Mon mari, quoi.


Je passe le téléphone en pensant secrètement que Barbouille a dû griller un feu rouge. Ou faire un excès de vitesse. Enfin, une broutille quoi.

En passant par hasard devant le bureau, j'écoute sans le vouloir cette conversation.

Qui a dit que j'espionnais la conversation ?!


Je comprends rapidement que ce n'est pas du tout une histoire d'excès de vitesse. Une demi-heure après, mon mari raccroche. Il est bouleversé.

 

Il me narre alors sa rencontre la veille au matin avec la JFEF. Elle s'appelle Nikita. Je pouffe, pensant à une mauvaise blague. Noooon, apparemment, elle s'appelle bien Nikita. Elle porte bien son nom, celle-là.

Il s'avère que la JFEF, que nous pseudommerons Nike, s'est pointé le soir-même accompagnée de ses parents à la gendarmerie de St-A***. Accompagnée de ses parents car *tadam* elle n'a que... 17 ans.

 

Bon.

 

Les faits

Cette intelligente JFEF, qui a conversé 10 minutes avec un homme dans le train la veille, a pris peur le matin même en voyant cet homme, pourtant gentil, lui proposer de l'amener à son point B.

Elle a vu sa voiture doubler son car sur le trajet de A à B, et cru qu'il la suivait.

 

Croyant donc avoir affaire à un maniaque sexuel, pervers, qui la poursuit de ses assiduités, elle décide de porter plainte à la gendarmerie.

 

Les gendarmes, sérieux comme des papes, enregistrent sa déclaration, et déclarent vouloir parler à ce pervers au lieu de prendre une plainte (un peu d'intelligence dans ce monde ne fait pas de mal).

 

Ils convoquent donc mon Barbouille le lendemain matin. Oui ben il travaille à cette heure-ci. Peu importe, pour les Gendarmes, crime de perversité a eu lieu, il assumera ses conneries en se faisant engueuler par son chef et en arrivant en retard au boulot (il manquera donc une heure et demie de salaire à mon mari - mais peu importe, c'est un dangereux pervers qu'il faut ramener dans le droit chemin).

 

Quand Barbouille me raconte qu'il est convoqué le lendemain matin pour cette histoire, j'hallucine, et le presse de me dire la vérité. Il me jure sur ses grands dieux et par tous les chevaux qu'il n'a rien fait d'autre que ce qu'il vient de m'avouer.

 

Bon.

 

Je me dis : "ils ont que ça à foutre, les gendarmes du coin ??"

 

Lendemain matin

 

Mon Barbouille rentre à la maison. Trop mal pour aller au boulot. Pendant une heure, il ne dit rien, va dans le jardin sur le transat pour lire et se vider la tête.

Enfin, il m'explique ce qui s'est passé lors de sa convocation.

 

- Déjà, les gendarmes ont averti son chef qu'il était au commissariat pour tel truc. Toute la brigade de mon mari sait donc qu'il a été convoqué comme un sadique sexuel. Il s'est fait moquer par ses collègues.

Super.

 

-Ensuite, ils l'ont traité, au début du moins, comme un sale pervers dégueulasse et l'ont engueulé en lui faisant la morale. "Vous comprendrez qu'avec l'affaire DSK, on a durci le comportement envers le harcèlement sexuel".

Génial.

Tu noteras donc, Public, que "l'affaire" de mon mari est comparée à celle de DSK.

 

- Barbouille s'est expliqué sur ces "évènements", a donné sa version, a affirmé ne pas savoir l'âge de la demoiselle en question, et a dit qu'il était désolé qu'il y ait eu un malentendu.

Eh bé !

 

- Il a quand même eu droit à un interrogatoire serré, genre s'il était marié, depuis combien de temps, est-ce qu'il m'aimait encore, est-ce qu'on avait des enfants, comment j'étais physiquement, est-ce que ça allait bien dans notre couple, pourquoi il parlait à des autres femmes, etc etc etc. Il a dû expliquer qu'on essayait d'avoir un enfant, que ça marchait pas à cause de lui, blabla.

Sûûûûpèèèèèère.

 

A ce stade, j'étais déjà tellement en rage contre les gendarmes que j'ai envisagé de prendre la voiture, de me pointer là-bas et de gueuler un bon coup, et tant pis si on me foutait au panier, hein.

Il m'a interdit de le faire.

 

- Finalement, il a été obligé de rédiger une lettre comme quoi il s'excusait de l'avoir inquiétée et qu'il pensait pas à mal, tout ça. La pauvre petite. Traumatisée elle était.

Oh put*in.

J'ai vraiment vu rouge, à ce stade.

 

 

J'écris donc le message suivant à l'attention de Nikita, si elle me lit un jour :

 

"Chère petite dinde de 17 ans. Tu ne connais encore rien à la vie, la preuve.

Cependant, tu dois te douter que te pointer avec tes parents dans une gendarmerie en accusant un homme de harcèlement sexuel aura des conséquences.

Tu as sans doute déjà fait l'expérience d'avoir les doigts plein de caca si tu ne mets pas assez de papier toilette.

Eh bien voilà, c'est le même principe : action/réaction. Cause/conséquence.

Si tu ne mets pas assez de PQ, tu auras du caca plein les doigts : mon mari a donc été couvert de caca, grâce à toi.

 

Il t'a parlé pendant 10 minutes : il ne t'a pas mis les doigts dans le fion, ni promené sa langue sur ton visage.

Il t'a proposé de t'amener au point B - ce qu'il aurait fait, sans le moindre doute, et sans aucunement mettre ses mains dans ta culotte. Tu as refusé, point barre.

 

Il allait au boulot jusqu'au point B. Tu allais jusqu'au point B. Il faut bien te douter que le car et la voiture de mon mari prennent le même chemin pour aller au même endroit.

Il faut ensuite réfléchir en se disant qu'un conducteur de voiture n'aime pas trop trop stagner à 80 km/h derrière un car, et qu'il va donc le doubler. Tu le saurais, petite cruche, si tu avais déjà ton permis.

Cependant, je suis certaine que tu as déjà fait de la voiture dans ta vie, avec tes parents par exemple, avec tes parents pour te rendre dans une gendarmerie, par exemple. Je suis à peu près certaine que tes parents doublent les camions ou les cars quand ils le peuvent.

 

Tu as sans doute confié ce harcèlement à tes copines pendant toute la journée, celles-ci, aussi intelligentes que toi, en ont conclu comme toi que cet homme était un dangereux pervers qu'il fallait arrêter coûte que coûte.

 

Je me pose des questions, tu sais, Nike. Par exemple, si quand un mec te parlera, tu lui mettras une baffe ? Genre, il te demande s'il peut s'asseoir à côté de toi dans le train, tu vas hurler au viol ? Arrête tes conneries, tu vas te faire du mal, ma petite ! Ou mettre un innocent en taule, un jour !

 

Tu avais relevé le numéro de plaque de mon mari, à 6h du matin, quand il t'a proposé de te déposer à B.  Ce qui prouve que tu n'as même pas pris le temps de réfléchir à ce que tu faisais, tu avais donc déjà l'intention d'entreprendre quelque chose contre mon mari.

 

Dieu t'a pourvue de neurones. Utilise-les à bon escient, au lieu de couvrir de merde un homme qui a simplement été gentil à ton égard !"

 

La gentillesse est donc un acte puni par la loi.

 

Certes, mon Barbouille n'aurait pas dû causer à une JFEF, même s'il pensait qu'elle avait la vingtaine.

Mais cette personne devrait peut-être éviter de se maquiller et de s'habiller comme si elle l'avait, la vingtaine ? Ca lui évitera de se faire draguer par des hommes mûrs alors qu'elle n'est manifestement pas prête à un contact même verbal, hein.

 

Quand je pense que j'ai déjà été suivie par un homme ; accostée par tous plein de bonhommes en rut ; qu'on m'a mis la main aux fesses plusieurs fois ; qu'un type dégoûtant a souvent ouvert son manteau sur son sexe nu à chaque fois que je prenais le bus, le matin ; que j'ai été embrassée de force par un vieux dans la rue qui puait le vieux, ayant prétendu au demeurant être ami de mes parents pour tromper ma vigilance ; que j'ai déjà été invitée par un professeur à dormir chez lui (en tout bien tout honneur), qu'un barman m'a aussi embrassée de force etc etc etc...

 

Je ne sais pas ce que tu en penses, Public, mais jamais je n'ai eu l'idée d'aller à la gendarmerie me plaindre, alors que pour certains cas il y aurait sans doute eu de quoi.

 

Mais ce n'était pas la même mentalité, que veux-tu.

 

Quant aux gendarmes qui ont perdu leur temps, ont fait perdre son temps à mon mari, l'ont traité comme un maniaque sexuel, l'ont fait cracher des détails intimes sur son couple - et DONC NOTRE VIE INTIME - parce qu'une jeune fille de 17 ans a paniqué et accusé un homme pour des actes dérisoires et stupides... je leur pose la question : la prochaine fois que mon mari parle à une femme dans le train, vous le mettez en taule ?

 

 


Posté par Lilas des bois à 15:56 - Pas Glop - Commentaires [5] - Rétroliens [0]

26 juillet 2011

Réflexion de la semaine #3

Aujourd'hui, je vais te parler d'un truc de jardinier. Enfin, faut pas non plus être docteur ès Jardinier pour planter des tomates la preuve, je potagine depuis 5 ans seulement, et hop, j'en plante des tomates, dis donc. Un truc de fou.

Alors, discutons des piquets torsadés pour tomates, à la mode depuis quelques années.

Pour les novices, je rappelle qu'un piquet est nécessaire pour les pieds de tomates, car ceux-ci ont besoin d'un support pour se développer, en bref, d'un tuteur, comme toi quand t'es gosse et que t'as envie de t'envoyer en l'air dans les tioches, sniffer d'la colle ou faire un câlin à ton bisounours.

 

tuteur-tomate-spirale-intermasLe boniment des vendeurs de piquets de tomates torsadés :

- Plus besoin d'attacher le pied de tomates, il s'enroule tout seul autour de la tige métallique.

- Plus besoin de changer de piquets chaque année, le piquet métallique durant très longtemps.

- Très simple d'utilisation, brillant au soleil, il apporte du glam' dans votre potager (ça, c'est de moi).

- C'est rigolo on dirait des nouilles (ça aussi, c'est de moi)

Grâce à leurs qualités exceptionnelles, on te vendra le piquet de tomates torsadé de 1 à 2 euros plus chers que ceux en bois.

 

Aloooooors...

 

Moi, crédule, j'achète il y a 2 ans tout plein de piquets de tomates torsadés. Je te fais part, Public, des constations prises sur tout l'été.

 

- Le pied de tomates est mauvais joueur, et d'un genre facétieux. Il ne s'enroule absolument pas autour du tuteur torsadé.

Bonne poire, j'attache le pied autour du piquet, de plus en plus haut sur le tuteur. Mais pas moyen. Le pied de tomates dégueule de chaque côté du tuteur en une jungle anarchique et sauvage.

 

- Le tuteur métallique rouille. Et ça, ça pue du cul. C'est moche, ça fait vieux, ça peut apporter des maladies, et c'est pas du tout glam'.

Si tu veux mon avis, moi portant un short marronnâsse laissant apparaître ma cellulite, un tee-shirt fushia moulant mon gras, des chaussettes beigâsse et des savates vertes de jardin à semelle orthopédique, je suis bien plus glam' qu'un piquet de tomates torsadés.

C'est te dire, donc.

 

Le prix de ces bordel de tuteurs est une arnaque. Mon voisin, un vieux une personne retraitée, donc, un spécialiste ès potager, en a achetés la même année que moi.

J'ai constaté avec amusement que l'été suivant, nous plantions à nouveau avec acharnement de beaux piquets de bois bien solides.

 

Une seule chose ne change pas.

 

Ces tomates de m*** qui considèrent que tout le potager est à elles, et se permettent de pousser n'importe comment à côté du tuteur, et non pas autour du piquet.

Je crois qu'un savant fou, se croyant génial, a cru qu'il pourrait dompter les tomates à coup de piquets torsadés.

Il a eu tort.

Les tomates sont des créatures du mal.

Elles sont souvent malades, elles en foutent partout avec leurs feuilles touffues, j'ai même cru voir passer un singe dedans l'autre fois. Voire une chauve-souris.

Ou bien, c'était mon père, un chauve qui sourit, qui était dans mon potager.

 

En bref, le potager, c'est pas d'la balle.

 

Posté par Lilas des bois à 14:49 - Pas Glop - Commentaires [6] - Rétroliens [0]




25 juillet 2011

Pourquoi la mort d'Amy Kémaousse me désole

F_200707_July11ed_i_334362aBah oui, pourquoi ? C'est pas comme si on avait gardé les cochons ensemble ! te dis-tu.

Voici une petite nana qui s'est fait découvrir "comme ça", genre c'est rien que je chante blabla, ma voix ben écoute, elle est comme elle est, j'croyais qu'tout l'monde chantait... bah oui, j'aime chanter quoi, pourquoi, j'peux gagner du fric avec ?

Genre, la nana qu'avait jamais pensé vouloir être une star. Chais pas si c'est vrai vu que, perso, j'avoue, on se connaissait pas. ben oui, je casse ton rêve, mais effectivement c'était pas vraiment ma keupine hein.

Mais sérieux, j'aimais son timbre de voix, son style, sa façon de chanter ses chagrins d'amour, comme si c'était une obsession vitale de faire dans l'autobiographique.

Clairement, il apparaît que sa fragilité n'était pas qu'apparente. Elle avait pas les épaules. Elle était pas taillée pour le succès - ou l'amour dévorant ? -, pour toutes les conséquences qui allaient en découler.

Je suis étonnée que personne ne semble n'avoir pu la sauver, à commencer par son père, qui était tout pour elle.

 

Est-ce que ses proches ont fait quelque chose pour qu'elle aille mieux ? Ont-ils squatté chez elle, ont-ils planqué les bouteilles, ont-ils cramé les cames, l'ont-ils câlinée, engueulée, raisonnée, l'ont-ils enfermée dans une pièce jusqu'à ce qu'elle veuille bien aller mieux ?

Alors, oué ok, c'était une "grande" fille qui faisait ce qu'elle voulait, têtue bourrique, à problèmes, tout ça, mais avant, c'était une fille, non ? Ou une soeur, une keupine, une voisine... Si faut l'assomer et la forcer à se passer de matos pour qu'elle vive, on le fait, non ? moi, j'enchaînerais un membre de ma famille pour son bien, promis que je le ferais, c'est pas que d'la gueule.

 

Pourquoi son décès me désole ? Au-delà du fait que c'est toujours désolant de voir une star déchue passer l'arme à gauche, c'est surtout parce que cette chanteuse était l'exact reflet de qui est une personne "ordinaire", qui doute d'elle, qui a ses failles, ses désespoirs, ses obsessions fatales, ses colères, ses sentiments amoureux incontrôlables, et aussi, hélas, qui fait des grosses conneries et de mauvaises rencontres. donc, comme tout le monde quoi. J'ai bien rencontré ma concierge, une fois.

Et pis voilà, elle est morte, quoi. Connement, seule à ce qu'on en sait. Et ça, ça fait grave chier.

Victime d'elle-même ou de la société, j'saurais point dire. On disait qu'elle avait un destin, si c'était celui-là, ben merci mais elle s'en serait bien passée. Si c'était autre chose, elle a raté le coche, et bordel de m***, ça aussi, ça fait grave chier.

Je veux dire, en ce moment on présente le créateur de fessedebouc comme un génie. Le gars, il a lancé un programme qui permet de savoir que trucmuche a chié un gros cake, que machine va prendre le café chez sa keupine, que bidule déteste les pâtes à la bolognaise. Accessoirement, ça permet aussi de juger ou de virer des gens, et ça c'est bien pénible.

J'trouve ça juste... navrant. Fessedebouc, ça n'aurait manqué à personne si ça n'avait pas existé. Amy Kémaousse, elle, méritait le fric qu'elle gagnait. C'était une artiste, il s'avère qu'elle était faible, ça fait chier, et ça fait encore plus chier de songer que des mecs comme "Mark Kronenbourg" gagne du pognon sur la crédulité/confiance/naïveté et aussi l'exhibionnisme/voyeurisme des gens.

 

A cela, j'ai envie de ressortir mon doigt, ou bien un bon gros FUCK. Cela dit, je suis polie, tu me connais, Public. Alors j'commente plus, et je grince des dents.

 

 

Posté par Lilas des bois à 14:52 - Chienne de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

17 juillet 2011

Elle est viiiivannnte !

Si tu n'aimes pas la solitude, par exemple lorsque l'homme avec qui tu vis est en déplacement toute la semaine, tu peux te créer toi-même un copain de jeux rigolo.

 

Prenons une salade de fruits.

 

Recette d'une salade de fruits vivante

- Couper 3 oranges en quartiers

- Ajouter des rondelles de bananes trop mûres

- Découper des dés de melon charentais et de melon galia

- Y mettre également des morceaux de pommes et de poires

 

Hop ! Mélanger tout ça, déguster. Laisser 1/4 de la préparation dans le saladier, et le mettre au frigo pendant 4 jours. Puis sortir le saladier sur la table de cuisine et l'oublier là pendant 3 jours.

 

Quand enfin tu te souviendras du reste de ta salade de fruits, et que tu ouvriras le couvercle, c'est là que la magie opèrera.

Des bruits étranges monteront des champignons qui, vivant pendant longtemps dans l'obscurité chaude, moite et bleuâtre, découvriront brutalement la lumière du jour.

Un drôle de grésillement se fera donc entendre pendant une demi-minute à peu près. Ta salade de fruits est maintenant vivante. Ce sera un copain de jeux très rigolo !!

 

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Posté par Lilas des bois à 15:20 - Délires - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

11 juillet 2011

Maricrétin

lapincrétinLes maris sont des crétins.

Oui oui, j'ai envie de dire "les" donc ne me contrarie pas, Public, déjà que je suis pas assez souvent là alors hein voilà, bon. Je suis certaine que ton mari à toi est une perle* rare - bon, c'est vrai que parfois aussi le mien c'est une perle.

Je disais donc : les maris sont des crétins. Oh, pas en général ! Le mien est quelqu'un de très bien. Comment ça, tu comprends pas ?

Bon alors je ré-explique : en général, les maris sont des crétins, mais pas dans le sens général du terme. Au boulot, avec leur famille ou quelques amis, ce sont des gens très biens, appréciables, compétents, et tout le blabla.

C'est quand on commence à mesurer l'ampleur du fossé entre l'homme et sa femme que ça se gâte.

Par conséquent, en général, les maris sont des crétins en particulier avec leur femme.

Alors après, tu vas dire mon Public adoré, que je suis mauvaise, que je fais du sexisme, et pourquoi pas que je suis raciste des hommes.

Faux, j'adore les hommes.

Mais mon homme, lui, ne m'adore pas (ou bien, il le cache très bien. Dans un placard invisible, ou une espèce de cave avec une trape secrète, j'en sais rien, enfin bon, on va dire, quek'part, ouais, là où j'y ai pas accès). Donc, supposons, pour ne pas choquer toutes ces femmes partisanes du couple, du bonheur sans faille, de la vitrine du mariage parfait, que mon mari m'adore, mais qu'il le cache trèèèès bien dans un trou quek'part au milieu de rien.

Peut-être bein, hein, qu'il m'adore, mais alors, il ne me comprend aaaaabsoooolumeeeeent pas.

Ou il le cache très bien, ceux qui suivent vous pouvez remonter quelques lignes plus haut et (re)lire l'histoire de la trape secrète.

Pire : je le surveille, je l'espionne, j'observe le moindre de ses faits et gestes, et j'en suis venue à une conclusion déprimante. Il n'essaie même pas.

Késako?

 

Pourquoi mon homme à moi je l'aime, mais il est crétin ? Pourquoi mon homme à moi il comprend jamais rien de ce que j'ai envie qu'il comprenne, il déchiffre jamais les messages codés, il devine jamais les signes sous-entendus, il capte comme un rond de flan les propositions voilées, il reste aussi amorphe qu'une poêle devant sa copine casserole quand je lui raconte des trucs intimes qui pourraient faire évoluer not' couple ? Hein ?

 

HEIN???

 

Bah, j'prends sur moi, tu sais. J'me dis : bein voilà, c'est moi, je suis aussi expressive qu'une table de jardin. Mes regards sont pour lui des yeux qui regardent, voilà, pas les fenêtres de mon âme. (Si j'connaissais le crétin qui a pondu ce proverbe...)

Par exemple, quand je lui pose cette question simple :

" Regarde le plan, et dis-moi quelle direction prendre quand on sera sur l'autoroute "

Sa réaction ? il étudie le plan, puis le range, sans un mot.

" Allô ? j'insiste (sinon, j'ai jamais de réponse).

- Oui ben je sais pas, qu'il répond.

- Ben pourquoi t'as rangé le plan, alors ?!

- Je le ressortirai quand on sera sur l'autoroute."

Je me crispe. J'imagine très bien la scène : moi lui demandant, donc en catastrophe, quelle direction prendre - car devant des panneaux de direction, quand on entre sur autoroute, on n'a pas plus de 30  secondes pour choisir, bien sûr. Je l'imagine aussi sortir le plan en cata, regarder en toute hâte, et me répondre :

" J'en sais rien, c'est pas bien indiqué !"

Et du coup ranger le plan, et queeeee tu te démerdes ma bonne vieille bobonne, hein, t'avais qu'à étudier le plan d'accès AVANT de prendre le volant, non mais oh.

Alors, je serai obligée d'écouter mon instinct, de choisir une direction en rayant les autres possibilités : pas possible que ce soit Paris, ni Le Mans, ni Blois, et voilà, nous avons notre grand gagnant, le dernier panneau ! Bravooooo !

Voilà, à ce moment-là, je suis déjà pas mal furieuse, tu t'en doutes, Public. Mais je dis rien, je prends sur moi. Avec mon regard de casserole.

Puis après, une fois que j'ai choisi la bonne direction, grâce au superinstinct de superwoman, je lui demande quel numéro de sortie on prend (on se plante à chaque fois)(je suppose donc que, quelque part sur ce plan qu'on se trimballe systématiquement, on a fini par écrire le bon numéro de sortie).

Il reregarde le plan et conclut : "J'en sais rien, c'est pas marqué."

Je rereprends sur moi. Je fulmine, bien entendu, je meurs d'envie d'attraper le gars - MON gars en plus ! - et de le coller contre la vitre de la voiture - faut avouer que je suis pas mal énervée, à ce niveau-là je lui ai demandé une heure avant s'il pouvait lire le passage sur la FIV pour pas avoir l'air d'un glandu devant le biologiste, ce à quoi il a répondu que ça l'intéressait pas, ce à quoi j'avais marmonné entre mes dents "ptêt qu'un jour il va finir par s'investir..." ce à quoi, m'ayant entendue, il avait rétorqué un simple "non", ce à quoi j'avais demandé des éclaircissements, ce sur quoi il s'était éclairci "je m'investirai jamais".

Y avait eu un silence et ensuite j'avais dit : "ça fait plaisir d'entendre ça". Et j'avoue avoir eu envie de faire demi-tour vers la maison, pile-poil à cet instant-là.

Je résume donc qu'à ce niveau-là, j'étais déjà pas mal en rage contre lui. Tu te doutes bien, Public, que pour que j'en sois à ce stade où on cause de FIV, ça fait déjà un petit moment qu'on essaie de faire un sale mioche buté comme son père, et en général, les gamins on les fait à deux, bien sûr.

Délit de mauvaise foi caractérisée, je dirais.

... Alors j'ai envie d'attraper mon gars et... enfin non (soyons raisonnable !), envie d'attraper le plan et de le lire, mais je ne peux pas car y a trop de traffic sur l'autoroute, roulant entre un camion et une rambarde de sécurité je serre le fion tellement fort que pas une seule fuite de prout ne pourrait s'en échapper. Mon cul est du béton armé quand j'en chie, au volant.

Je chie pas vraiment au volant, tu me comprends, Public (enfin j'espère).

Estimant que ce serait carrément concon et indigne de moi de décéder sur une autoroute en allant à un RDV pour parler bébé, à 30 ans tout ronds, aux côtés d'un grincheux de mauvaise foi, je fais plutôt gaffe, oublie le plan, et sors de l'autoroute.

Bingo, mon instinct de superwoman m'a... lâchée.

Maricrétin : "C'était pas celle-là, commente-t-il.

- Oui, je confirme, dépitée. C'était encore l'autre. On se trompe tout le temps.

- Pourquoi t'es sortie là ?

- Chais pas, je croyais que c'était la 23."

Et là, que penses-tu qu'il fait, maricrétin ? Il... regarde le plan.

" Bein non regarde !! Tu vois bien que c'est marqué sur le plan ! C'était la sortie 24 !"

Tirade sortie, on s'en doute bien, avec dedans une pointe de mépris très dure à supporter. Je vois rouge, et évidemment, je commence à râler. La casserole a le feu au cul et dégage de gros bouillonnements de rage. La poêle, elle, m'envoie bouler. C'est pas l'amour fou entre les différents ustensiles de cuisine, tu peux me croire.

En plus, du coup, on est en retard. Sortis trop tôt de l'autoroute.

En arrivant devant le supercomplexedesanté, en gros, un bigtruc, je prend l'enveloppe des papiers exigés, puis demande : "C'est où la feuille que t'as dit que c'était dans la voiture ?" (oui, à ce stade, je suis tellement en colère que je sais plus causer français, en plus, j'ai envie de faire un groooos pipi - chacun sait que c'est le meilleur moyen pour transformer une casserole en chaudron de flammes.)

Réponse : "J'en sais rien, je l'ai faite, c'est tout" (la photocopie)

- Comment ça, tu l'as faite c'est tout ? tu m'as dit qu'elle était dans la voiture !

Il cherche.

- Tu y as touchée ? m'accuse-t-il.

- Bein non !!! Je t'ai demandé, tout à l'heure, avant de partir ! Tu m'as dit que tu t'en étais occupé et que c'était dans la voiture !

- Evidemment, conclut-il, si tu la cherches pas, on n'est pas arrivés hein ! Tu l'as pas prise, sur la table ?

(Je précise que sur la table, avant de partir, il n'y avait rien)

- RHAAAA MEUUG/.?NKN /X.WX./?? KJLNVJLSBVS.? C./? CJN**

- Ah, toi tu donnes vraiment pas envie d'avoir un gamin avec toi, conclut-il, en douce.

...

Quand je pénètre dans le labo climatisé, en rage, j'ai l'impression que de la fumée s'échappe de mes oreilles. Je me précipite aux toilettes. Maricrétin, ne me comprenant donc pas, ne saisit pas qu'il ferait mieux d'opter pour un profil bas, arrêter la mauvaise foi, arrêter de me faire ch***, et s'excuser, aussi, ce serait pas mal. Mais l'objet de cet article récriminatoire est de faire saisir le pourquoi du comment du titre.

Alors évidemment, Public, tu te doutes bien que non, il fait rien de tout ça. Il va s'asseoir au fond de la salle d'attente avec un bouquin de voitures, repousse dédaigneusement le dossier FIV que je lui largue sur les genoux, et sifflotte.

Peut-être bien que des crimes ont eu lieu pour moins que ça.

 

 

Le lendemain, il me reproche d'avoir ri -outrage suprême - avec le biologiste. En assenant que "C'est sérieux, et toi, tu rigoles !!"

 

Ah BON ?? C'est sérieux ?!

 

Maricrétin ne veut pas s'investir, il en est fier, maricrétin a mis 8 mois pour faire examiner les bestioles qui lui poussent dans les couilles (ok !! ça pousse pas vraiment dans les couilles, mais me cherche pas, pour l'instant, Public !), ensuite, après avoir eu des résultats déprimants, il a mis 6 mois pour prendre RDV avec le spécialiste, puis après maricrétin a décrété, en juin, c'est-à-dire un mois avant la FIV initialement prévue que je ne pourrais pas compter sur son soutien (certes, nous avions de graves soucis de famille et il était devenu un zombimari) ; en conséquence de quoi, j'ai retardé la FIV pour pouvoir bénéficier de son "soutien" une fois nos ennuis calmés, et il me sort que je donne pas envie d'avoir des gosses, il lit pas le dossier FIV (  'l a eu l'air de ce qu'il était, devant le biologiste, un maricrétin !) et il m'accuse de RIGOLER avec le biologiste...

 

Bref bref bref, j'en ai gros sur la pomme de terre, tu peux me croire. Le mari commence à me courir sur le haricot. Les carottes sont cuites pour lui, il va valser dans les choux s'il continue. Parce que moi, si je suis prête à me faire à l'idée de ce que j'ai détesté pendant longtemps, un bébé-boîte, c'est parce que monsieur sort que du vermicelle de son poireau au lieu de me sortir des penne !!

Et en plus, je ne lui ai jamais rien reproché, parce que c'est pas sa faute !

Alors au lieu de ramener sa fraise, il devrait mettre en branle ses pois-chiche et opter pour la patience, la douceur, la compréhension, tout ce dont j'ai besoin pour être bien, en forme, et prête...

 

Et après, il me dit que je me fais tout un plat !!

 

 

* j'avais écrit "perme", j'te raconte pas à quel point mon inconscient est en train de submerger mon conscient, mon gars.

** gros gros mots issus d'une langue inconnue tellement ils sont gros.

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21 juin 2011

Me*de, grillée !

msn

 

 

 

 

Je proteste !

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13 juin 2011

Un nouveau super-héros

Nous avions déjà...

Ani-mator

Armor

Black Condor

Crime Doctor

Colonel Dakkor

Detonator

Devlor

Eradicator

Gladiator

Gueule d'Or

Hawksmoor

Intoxicator

Le Castor

Le Constrictor

Lex Luthor

Maaldor

Madelyne Pryor

Mentor

Namor

Orator

Projector

Rictor

Sensor

Stegor

Terminator

Vapor

Vigor

Vindicator

Vivisector...

 

N'oublions pas Sperminator (dans un autre genre).

 

Maintenant, nous avons...

 

Kelvinator

 

 

PS : Pour ceux qui me croient pas concernant les noms de ces personnages, vous pouvez aller voir

 

 

 

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28 avril 2011

Alfabêtes - Q

Le Questionnement

 

 

peluche_alien_toy_story_commeCher Public,

Je t’écris pour te faire part de l’illumination qui m’a foudroyée sur place il y a quelques heures. Le Q ne m’inspirait pas, et pourtant, me voici devant un des grands mystères de la vie, j’ai nommé : le Questionnement ; et toute nimbée de ma révélation, je peux mourir en paix. Mais avant, je dois délivrer mon message sacré.

Qui n’a jamais expérimenté ce que je nommerais basiquement « l’infini-besoin-de-faire-chier-le-monde-avec-des-questions-débiles-et-sans-réponses » au moins une fois dans sa vie ? [11 ans – 29 ans ½  pour ma part]

Naïfs, nous avons cru avoir dépassé cette phase depuis bien longtemps, puisque nous en sommes globalement au moment où nous pondons des mini-nous [enfin, pour ceux qui y parviennent, quoi]. Nous nous estimons donc supérieurs et sages, car nous allons bientôt donner une éducation ; nous sommes donc devenus des exemples à suivre.

Alors je vois bien, mon cher Public, que tu hésites désormais à répandre le flot de questions qui te monte encore aux lèvres malgré ton âge très sérieux. Ça fait comme une boule dans le ventre ou au foie, qu’on attribue beaucoup, à tort, aux errances de quelques verres de vin, aux virus qui puent du cul, ou aux lendemains d’orgies de bouffe.

(exemple : Pâques)

Tu es un adulte, nous nous apprécions tous comme tels. Nous devons être sensés, rationnels, et armés d’une profonde philosophie de la vie.

Cependant, le doute identitaire nous étrangle toujours, du type « qui suis-je/que fais-je/d’où viens-je/où vais-je ». Nous le refoulons pour faire croire aux autres que nous sommes pleins d’assurance (et en vrai, entre celles d’habitation, de voiture, de vie, etc, c’est vrai qu’on en a plein) et que nous mûrissons longuement une sortie au Mac Donald’s ou l’achat de trois robes en 15 minutes.

Alors je vais t’épargner des années de thérapie, car dans ma grande bonté, je te livre aujourd’hui les réponses que tu attendais depuis si longtemps.

Qui suis-je ?

Un alien. Il n’existe à ce jour aucune explication pour expliquer que nous sachions expliquer tout  un tas de trucs. Je vois que tu es un peu largué, alors je vais t’apporter quelques précisions qui mettront du soleil dans ta vie. Nous venons des étoiles. Ouiche. Nous ne sommes composés que de minuscules particules, les mêmes qui composent l’Univers. Pourquoi tout ça tient-il ensemble, tu ne le savais pas. Notamment : pourquoi toutes ces particules autour de tes hanches, sur ton bide ou dans tes cuisses ne veulent-elles absolument pas s’en aller, même si tu souffles dessus très fort ?

Eh bien parce que nous participons à une vaste organisation extraterrestre. Chaque corps est un point organique dans l’espace, centré sur lui-même mais dépendant de l’environnement cosmique qui l’entoure. De la même manière que la Terre s’est formée autour d’un noyau en grande partie composé de fer, nous sommes également construits autour d’un noyau : l’estomac. Si nous cédons naturellement à des besoins que certains jugent superflus, comme le chocolat blanc monbana, le nutella ou les rillettes de saumon sur des tranches de pain grillé, c’est tout simplement parce qu’eux aussi font partie du vaste plan de l’Univers dans lequel nous évoluons. Il faut toujours écouter son estomac, sinon nous n’écoutons plus l’appel de l’Infini.

Autres centres du corps alien, différents selon le mode femelle/mâle : le pénis, ou le cerveau, pour les femmes. Les femmes organisent leur vie en fonction de ce qu’elles ont imaginé le mieux pour elles. Les hommes organisent leur vie en fonction de ce que veulent leurs pénis. Ainsi, tout tourne autour de points névralgiques, et nous sommes sans doute également les infimes parties d’un centre cosmique d’une taille tellement vaste qu’elle en devient indescriptible. Pénis et cerveau maintiennent ainsi un équilibre pulsion et réflexion.

Pourquoi l’Univers nous a-t-il dotés d’une conscience cervicale ou pelvienne ? Pourquoi sommes-nous les seuls animaux sur Terre à être assez intelligents pour la détruire ? Parce que nous sommes des élus. Les dinosaures avaient torché le boulot, ils ne faisaient pas assez de dégâts, alors l’Univers les a flingués, et nous a ensuite insufflé l’Intelligence. C’est pas plus compliqué que ça.

Que fais-je ?

Je meurs. Je suis un agrégat de particules qui ne tiennent ensemble que par la force de l’Univers alien. Petit à petit, ces particules s’usent, car elles donnent beaucoup d’énergie sans rien recevoir en retour. Voilà pourquoi il est important de faire des cadeaux, mais surtout d’en recevoir plein. Si tu offres une plante, et qu’en retour tu reçois un week-end à Loctudy, tu as reçu plus que tu n’as donné, par conséquent, tu vivras plus vieux. Puisque tes particules ont reçu un truc en plus, ça enraye un peu le processus. Souviens-toi de tout ça au moment de mon anniversaire, Public.

D’où viens-je ?

De l’Univers, des étoiles, et plus prosaïquement, du siège des envahisseurs qui ont encerclé ton petit châtiôt et en ont défoncé l’entrée avec un bélier. A partir de là, l’organisation cosmique a commencé et tu es devenu un petit œuf sans coquille. Quand tu es sorti du bidon de ta mère, tu n’étais qu’un minuscule conglomérat de peau, de cris et de pissouille. Après, tu as grandi, tu as passé ta période « je fais chier le monde » (ou bien tu es encore dedans, parfois c’est assez long), et au milieu de tout ça, t’as décidé que t’étais devenu sage, rationnel, et que tu pouvais devenir toi aussi un créateur de mode. Un jour, tu pourras même décider de la couleur des yeux de ton mioche, de la taille de ses futurs nichons, ou de celle de ses appendices.  Pas de raison que tu puisses pas décider de tout ça, puisque tu te casses déjà le cul à préparer des plats super compliqués pour passer à la télé, ou fabriquer des robes qui valent la peau du fion. Non mais oh.

Où vais-je ?

Cette question suscite des réponses si faciles que les gens se la posent tout le temps pour aisément se rassurer. Quoi de plus évident que de répondre :

- faire les courses

- au boulot

- manger un sandwich de rillettes de saumon

- au cinéma

- tenter d’échanger un article en soldes ?

A terme, bien sûr, tu vas au cimetière, plus ou moins vite (augmente tes chances en quémandant plein de cadeaux !!) mais ça tu ne veux pas trop y penser, les particules des étoiles te poussant à te réaliser dans le plan cosmique plutôt qu’à penser aux poussières que deviendront ces particules une fois que la vie leur aura été ôtée.  Donc en gros, tu viens de rien (tes particules ne sont pas grand-chose – ou Tout, si on veut, à l’échelle universelle) et tu vas vers… rien.

Alors profite bien de ta vie et…

Ah ! On me fait signe en régie que je n’ai plus droit à la parole. Je ne comprends pas, ils m’ont pourtant gavée de médocs et… Quoi ? Des hallucinations ? Des délires dus à la fièvre ? Le cerveau qui coule par le nez ? * Teuh ! teuh ! *

Quoi, qu’est-ce qu’elle a, ma toux ! Elle est parfaitement normale ! C’est une bonne toux de brave alien qui se respecte et… hum.

Public, j’ai été heureux de t’écrire cette lettre et de te faire partager mes révélations identitaires. En tout cas je sais parfaitement où je vais : dans mon lit.

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19 avril 2011

Guide pratique de la moto pour les Nul( le )s

mctenEt voilà, ça fait des mois... des années même... qu'il en rêvait.

Barbouille a acheté THE moto. Elle est mortelle.

Bon. Maintenant qu'il a enfin sa moto, il arrêtera de me casser les pieds.

"Hé, chérie, t'as vu ma moto ? T'en penses quoi ? Elle est belle, hein ? Regarde comme elle brille ! T'as vu comme elle est belle ? Oh là là... chuis super content ! Tu veux monter ? T'as vu comme c'est chouette, quand je fais... ça, là ? Et regarde, quand j'appuie... là, t'as vu ? C'est génial ! Tu veux faire un tour ? Wouahou ! J'en reviens pas ! J'ai enfin ma moto ! Han là là, elle est vraiment bien ! Et ce bruit ! t'entends ce bruit ? Bon... On va faire un tour ? Allez, on va faire un tour dis ? Qu'est-ce qu'elle est chouette !!"

 

...

 

- Bon, ok, on va faire un tour, je réponds en soupirant.

Oui mais : pour faire un tour... faut quand même s'équiper un tant soit peu. Direction l'étage, je trifouille dans les placards. La dernière fois que j'ai fait de la moto avec lui, c'était en... en... heu... depuis... heu... oulala, ça commence à faire un bail effectivement. Bon, j'avais un casque. C'est sûr. Un truc tout moche. Où je l'ai mis ? Pas là... pas ici... rien ici non plus... c'est pas là... bon, plus que deux endroits possibles... et y a pas de casque nulle part. Cogitons. Quand c'est la dernière fois que je l'ai vu, ce casque noir affreux ? Et où ?

Le mec râle en bas. Je lui réponds d'en haut en râlant. Allons, tout va bien. Il fait beau et tout, ça sent bon, les fleurs, les saucisses, tout ça. Le week-end sera parfait. Il DOIT l'être. Je vais donc trouver ce casque pour qu'on aille faire ce tour ET il arrêtera de me bassiner les oreilles.

Mais y a pas de casque.

La mort dans l'âme, je descends donc et me résigne à poser THE question à mon mari. Ce qui le met tout le temps en rogne. C'est la question qui tue, quoi. Celle à laquelle il n'a jamais de réponse cohérente, ni sensée. Le truc qui le colle à mort, genre c'est un cancre tout ça parce qu'il sait pas y répondre. Ca doit faire remonter en lui des relents de conseils de classe terribles, d'engueulades paternelles et de cuisantes dégelées de cancre professionnel.

- Tu l'as mis où ?

- Ah, mais je sais pas moi, c'est pas moi !

"C'est pas moi, c'est Murphy !" --> voilà à quoi je pense à chaque fois que j'entends cette réponse. C'est jamais lui. C'est donc Murphy. Souvenez-vous, j'en parlais dans mon alfabête en M.

- Ok. C'est jamais toi, de toute façon... Bon, ben, pas de casque.

Il prend un air de martyr. Puis c'est la voiture que nous prenons, pour aller en ville acheter un casque (oui parce que, hélas, malgré le printemps, ça pousse pas tout seul). Monseigneur Roi de la Radinerie consent à m'offrir un casque pour enfin trimballer sa meuf à dos de cheval. Heu, de moto, pardon. Un casque au centre Leclerc.

Aloooooors... Bon... C'est que... y a pas le choix-choix non plus... entre le moche, le pas terrible, les trop chers et le très moche, soyons fous ! Prenons le moyennement moche pas très cher.

Je me retrouve donc avec un casque Jet, comme on appelle ça.

casque

 

Nous retournons à la maison. D'après mes lointains souvenirs, les rares fois où j'ai été trimballée en moto :

- j'avais froid

- mal au cul

- mal au dos

- froid.

- mal au... froid.

D'où cette riche idée d'enfiler un pull col roulé et de rajouter ma veste en cuir par-dessus. Et de mettre des bottes. Juste, faut rouler tout le temps et pas se promener à pieds, sinon j'étouffe. Impec.

En arrivant à la maison, Barbouille est saisi d'une révélation, genre Bernadette devant la sainte Vierge.

- Chérie... je crois que je l'ai jeté, le casque, annonce-t-il d'un air penaud. Il était tout pourri.

Ben voyons.

Je grimpe sur la folle monture. Mon motard de mari met le contact. Je règle mon casque. Je cale mes pieds sur les... cale-pieds. Je m'aggrippe.

L'engin cale.

Bon.

On redémarre. Et voilà, hop, on est partis !

Tout de suite, quelques constatations me viennent à l'esprit.

- Ne pas sourire (ça fait froid aux dents).

- Ne pas ouvrir la bouche du tout (rappelle-toi Lilas la dernière fois quand tu as fait ça et que le moucheron.....)

- Ne pas bouger (ça actionne automatiquement une série  de grognements venant curieusement de l'avant du véhicule)

- Penser à mettre des lunettes de soleil sous la visière transparente inutile.

- Serrer le cul quand on aperçoit des plaques d'égout mal ajustées sur la route.

- Acheter un casque qui protège le visage des courants d'air.

- Ne plus acheter de casque Jet.

Nous arrivons chez mes parents. Le mari est tout orgueilleux de sa moto (plus que de sa femme cachée sous un monceau de vêtements, je parie). Il me glisse à l'oreille que la prochaine fois je mettrai un pantalon taille-basse et un string qui dépasse, c'est o-bli-ga-toire sur sa moto. Je lui réponds à l'oreille que la prochaine fois il pourra prendre une tepu pour la promener comme ça il aura le look vulgaire parfait obligatoire avec sa moto. Il rerépond rien.

Tout le monde contemple la bête, qui ma foi est une belle bête. Barbouille râle, évidemment, car j'ai soi-disant mis de la terre sur le pot d'échappement.

...

Donc, la prochaine fois :

- Ne pas ouvrir la bouche.

- Mettre des lunettes de soleil.

- Ne pas mettre un jean trop serré pour cause craquage à l'entrejambe au moment de monter.

- Ne pas passer machinalement son doigt sur le pot pour enlever la terre (ça brûle)(fort).

 

Heureusement, môman a de la biafine.

Comme c'était le majeur, je me suis inquiétée. Mais tout va bien, il marche encore.

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PS : j'ai trouvé un truc drôle, pour illustrer le doigt, mais ça n'a rien à voir avec la moto.

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12 avril 2011

Réflexion de la semaine #2

C'est le printemps ! Il fait beau et tout !

Les fleurs s'ouvrent, les feuilles s'étalent, les tiges grandissent !

 

Et les bras poussent aux voitures...

 

bras_voiture_3 bras_voiture_2 bras_voiture

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05 avril 2011

Alfabêtes - P

Booon-jouuur mon Public adoré ! Lassé et frustré par mon absence inexcusable, tu t'en es allé ailleurs voir si le vent te portait vers de meilleurs pâturages. Logique.

J'espère que la brise printanière t'emmènera à nouveau visiter les jardins en friche et humer les parfums du lilas.

En tout cas, je reprends aujourd'hui le contrôle de ce blog moribond avec mon alfabête en P !

Oui... je sais. Tu ne t'en souvenais même plus. Il est vrai que le défi que j'ai lancé à plusieurs de mes camarades du net est terminé depuis bien longtemps de leur côté. ah-hum.

Comme dirait mon pote Maxime : "Mieux vaut tard que jamais !"

Ah ! ah !

Je consacre aujourd'hui ce joli P, dont je ne savais que faire jusqu'ici, ayant été assaillie par des idées plus farfelues les unes que les autres, aux premières fois ! Mais pas n'importe quelles premières fois... On va dire mes PIRES premières fois.

j'ai quand même fait le tri, parce que y en a eu vraiment vraiment beaucoup...

 

*

 

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La première fois que j'ai découvert que la zone génitale pouvait faire atrocement mal, c'est quand je suis tombée les jambes bien ouvertes en plein sur le bord d'une plaque de tôle, sur laquelle je faisais la mariole, en équilibre, depuis un moment. Je devais avoir 8 ou 9 ans. Je hurlais tellement que ma mère chialait comme une folle en nettoyant le sang et en me mettant de la pommade à la zone stratégique.

La première fois que j'ai compris que le lit pouvait être un endroit très dangereux, c'est quand je me suis cassé le haut du nez sur le montant en bois. Il est vrai que si j'avais arrêté de sauter sur mon matelas, comme maman me l'avait fortement suggéré peu de temps auparavant, j'aurais probablement réussi mon atterrissage.

La première fois que j'ai compris que mes bêtises pourraient entraîner bien plus grave qu'un bobo au nez ou à la choupinette, c'est quand je jouais à "la vache" avec ma petite soeur. Je me mettais à quatre pattes sur le lit de mes parents, elle me montait sur le dos, et je la promenais en meuglant et en faisant semblant de manger de l'herbe (en vrai, la taie d'oreiller illustrée d'une prairie bien verte) c'est pas très bon de mâchouiller du tissu, au fait. Sauf qu'une fois, ma frangine est tombée sur le bord en bois du lit eh oui, une histoire de famille... Traumatisée j'ai été, quand elle a beuglé elle aussi, et que ma mère me criait dessus : "tu vas la tuer un jour, tu vas la tuer" !

A partir de ce jour, j'ai eu ma license to kill. Ça m'a fait tout drôle. Maintenant, je panique d'un rien en présence de gamins. Merci môman.

La première fois que j'ai compris que moi aussi je pouvais mourir, c'est le soir où ma mère et moi sommes allées chez le docteur pour qu'il me soigne ma toux, et qu'observant mon dos tandis que je me penchais en avant, il m'a diagnostiquée une scoliose. Je me souviens encore de ses mots "eh, mais, elle a un scoliose ta gamine !" a-t-il lancé à ma môman. Stupeur. Ni l'une ni l'autre ne savions ce que c'était. Môman a demandé si c'était grave, il a répondu "oui, assez, elle a l'air d'être bien avancée". Le reste se perd dans un blabla confus entre lui et ma mère, tandis que je me rhabillais. Je crois qu'elle l'a engueulé parce qu'il ne l'avait pas vue avant. C'était glauque. Je ne savais toujours pas ce que c'était. Personne n'a jugé utile de m'en informer à ce moment-là. Après être sorties du cabinet, nous nous sommes rendues à la pharmacie (pour ma toux). Et pendant que j'attendais ma mère dans la voiture, je contemplais les lumières des guirlandes électriques qui se reflétaient dans les gouttes de pluie, sur les vitres. oui, c'était bientôt noël. Comme ma mère faisait une tête d'enterrement, j'ai été réellement sûre que j'allais bientôt mourir. En arrivant à la maison, j'ai été me coucher sur mon lit, tout habillée, dans le noir. J'avais l'impression d'avoir les oreilles bouchées par de la ouate. Mon père, étant probablement au courant, a fini par me trouver. Il a ouvert la porte en grand, la lumière du couloir est entrée dans la chambre, il m'a demandé ce que je faisais là toute seule dans le noir. J'ai répondu que j'allais mourir. Je suppose qu'ils ont dû m'expliquer par la suite. Mais je suppose aussi que ça m'a beaucoup, beaucoup marquée. A partir de ce jour-là, plus rien n'a plus jamais été vraiment comme avant. En partie parce que le combat contre mon propre squelette commençait.

J'avais 11 ans.

Découlant de cet épisode, tout un tas de premières fois les plus pires.

La première fois que je me suis faite opérer, c'était pour une chirurgie lourde et risquée. Il y avait des risques que je reste paralysée, par exemple. L'opération a duré 8 heures. En me réveillant, j'étais paniquée. Je ne sentais plus rien. Mon chirurgien est venu me voir et s'est foutu de ma poire m'a rassurée, car ma tension était montée à 18. Je pouvais bouger les doigts de pieds... tout s'était donc très bien passé. ouf, hein !

La première fois que j'ai connu la soif, la vraie, c'était après mon réveil. J'avais une sonde, et le temps que tout mon organisme se remette du choc, je n'avais pas le droit de boire. Ma mère, en larmes, me tamponnait les lèvres avec un coton imbibé. Ça a duré des heures. C'était une réelle torture, pour toutes les deux, car je la suppliais de me donner de l'eau.

La première fois que j'ai su à quel point ça pouvait faire mal de ne pas pouvoir uriner, c'est quand on a fini par m'enlever la sonde. J'avais la vessie pleine, mais mon corps ne m'obéissait plus. Je ne parvenais pas à faire pipi. C'était horrible. maintenant j'éprouve un plaisir jouissif à pisser

La première fois (et la dernière) que j'ai été shoutée aux drogues, c'était donc pendant tout ce temps-là, où j'étais traitée par de la morphine. Mais la douleur était si vive que j'en réclamais toujours davantage. A un moment, ils ne pouvaient plus dépasser les doses qu'ils m'injectaient. J'ai souffert sa race beaucoup. Je délirais. Je hurlais. Je ne me contrôlais plus. J'insultais les infirmières, ma mère, je devais ressembler à une tarée sanguinaire, la possédée de l'Exorciste, une mégère. Crois-moi, Public, rien ne vaut une telle expérience pour te guérir à tout jamais des tentations de la drogue. Je me suis répandue en excuses pendant tout mon séjour. Et j'ai toujours honte d'avoir accusé tous ces gens qui n'étaient là que pour me torturer soigner. Mais je n'étais plus moi-même, hélas. Je comprends que les hommes parlent, pendant la torture !!

La première fois que j'ai failli tomber dans les vappes, c'est le jour où ma mère a enlevé le pansement de mon dos. Elle me décrivait tout ce qu'elle voyait, d'un air dégoûté, et là de gros points blancs et noirs se sont mis à me tabasser les yeux. Le temps qu'elle aille cherche une chaise parce que je m'évanouissais, je suis allée la retrouver dans la cuisine. Le couloir me semblait un tunnel obscur et sans fin, genre les expériences de mort imminente, là. Sauf qu'au bout il y avait ma mère, et la télé qui diffusait cette horrible émission des Muppets shows. C'était pas terrible non plus, comme première fois.

Je n'avais que 14 ans.

La première fois que je me suis trouvé un cheveu blanc, c'était peu après mon opération. On m'a dit que c'étaient les doses de morphine, l'opération, tout ça... Puis les cheveux blancs ont été plus nombreux...

Alors, la première fois que j'ai teint mes cheveux, dont pourtant j'adorais la couleur, j'avais 16 ans. Ça fait partie des pires premières fois parce que ça ne venait pas vraiment de moi, je me sentais obligée de le faire, vu que mes garces de ignorantes camarades de classe se foutaient tout le temps de moi.

Je vous épargne les pires premières fois au lycée. Quand on est différent, au lycée, on s'en mange plein la gueule on se moque beaucoup de vous. C'est comme ça.


La première fois que j'ai compris que je perdais mes cheveux, j'avais 17 ans. Peu à peu, j'avais moins de cheveux sur le haut du crâne. Au début, j'ai cru que c'était encore dû à l'opération. Mais ça s'aggravait. Au bout d'un moment, je suis allée consulter un dermatologue. Il m'a alors appris que j'avais une "maladie" génétique : l'alopécie androgénétique. J'allais perdre mes cheveux, petit à petit. Comme Bruce Willis les hommes.  Il n'y avait pas vraiment de traitement. Juste une lotion à appliquer sur le crâne. Il n'y avait rien à faire. C'était un combat à vie.

Ce fut donc la première fois que je me maudis d'avoir souhaité moins de cheveux. Parce qu'avant, j'en avais tellement et ils étaient tellement épais que les barrettes sautaient systématiquement. Je ne pouvais rien en faire. C'est pour ça que maintenant, je dis aux gens qu'il faut se méfier de ce que l'on souhaite, au cas où on serait entendu...

La première fois que j'en ai eu marre, mais vraiment marre de ma vie, j'étais donc en terminale. Ça m'a pourrie pas mal de choses, cette histoire de cheveux qui tombent. Et encore aujourd'hui, c'est un motif de déprime, même si j'évite d'y penser. J'en ai beaucoup moins qu'avant, mais ça va encore, les gens ne le remarquent pas tout de suite. Et j'évite de le dire à mes amis, très peu sont au courant. Ou à ma famille. Parce que leur regard change. Et la dernière chose dont j'ai besoin, c'est que les gens jettent systématiquement un coup d'oeil à ma tête quand je leur dis bonjour. parce que ça me donne des envides de meurtre et en plus j'ai ma licence pour killer. Peut-être qu'un jour, je tenterai une micro-greffe. On verra.

Tu devais t'y attendre, Public, mais après toutes ces confidences, j'en arrive aux détails graveleux. La première fois qu'un garçon m'a embrassée sur la bouche, c'était un sale égoïste d'Amerloque gentil copain Américain qui repartait bientôt aux E-U (3 jours après). La première fois qui fut ma-première-fois-que-je-ne-nommerai-pas, pareil, le désastre. Et le même soir, bien sûr. J'y connaissais rien, j'étais tellement ailleurs que je me souviens de rien, en bref, ça fait partie des souvenirs dont je n'aime pas me souvenir.

Je vous épargne encore tout plein de premières fois les plus pires qui ont suivi. ben oui, parce que ça risque de faire beaucoup, quand même...

Et dernièrement, la première fois que j'ai réalisé que même pour ça, la vie ne m'épargnerait aucun combat, c'est quand nous avons reçu les résultats de quelques analyses faites par mon mari, qui s'avère avoir beaucoup de difficulté pour concevoir un enfant. Nous sommes donc partis dans l'enfer de la procédure PMA, ou je ne sais pas trop comment ils l'appellent, maintenant.

 

Je vois bien que je ne t'ai pas fait beaucoup rire, mon Public, mais ne crois pas que ma vie n'ait été qu'un fleuve de mésaventures et d'épreuves ! C'est parce que là je n'ai parlé que du pire. Alors je me rattraperai la prochaine fois, puis franchement, y a quand même bien plus pire que moi.


Alors toi aussi, fais-moi part de tes pires premières fois en comm', si tu le désires, car tu n'es pas tout seul dans cette galère !

Posté par Lilas des bois à 18:02 - Alfabêtes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

04 avril 2011

Vovô

mbsn06_carillon_bronze_papillonDepuis un an, tu es parti, papi. Les cerisiers étaient en fleurs, les abeilles bourdonnaient. Peu à peu, les forsythias perdaient leur belle parure jaune soleil. Les rosiers reprenaient de plus belle, et puis les vivaces aussi, verts et pressés. Ma soeur, sans le savoir, était enceinte d'Emilie.

La vie reprenait le dessus. Ta vie, elle, partait. Dans la douleur, les cris, et la détresse.

Si seulement les gens pouvaient s'éteindre en paix.

Je n'ai toujours pas donné la vie. Un jour, j'espère continuer ta lignée.

Ainsi commence le cycle de l'affliction. Encore un jour de deuil sur le calendrier, même si tu sais que j'ai pensé à toi un petit peu chaque jour.

 

 

Accroché à mon mur, à l'étage, se trouve un carillon bleu avec un papillon. Je l'avais acheté dans une boutique de nuit d'Aveiro, au Portugal. Chaque jour, voire plusieurs fois par jour, quand j'ai fini de monter l'escalier, je le fais tinter.

Et je pense à vous, mes ancêtres, qui n'êtes plus là, et que je rejoindrai un jour.

Après l'effort de la montée, le tintement, le papillon. Ce n'est peut-être pas grand chose pour vous, lecteurs.

Mais pour moi, c'est une célébration. Un gage de ma spiritualité. Une élévation.


* Penso em você. Retransmitindo em paz. *



Posté par Lilas des bois à 01:36 - Couleur Lilas - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

05 décembre 2010

Un esprit sain dans un corps sain

pt36690"Mens sana in corpore sano", comme disait notre pote romain Juvénal. Qui, soit dit en passant, devait bien s'amuser avec les quolibets de ses camarades, entre jovial et juvénile on en a tout un rayon en stock.
Quand juvébien, juvamine.

Bref, ce bel adage m'a été soufflé ce matin par le doux murmure de cette catégorie de gens qui pensent que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.
(Dimanche, aux environs de 8h30)

Avec Barbouille, on avait bien tiqué, hier soir, en remarquant les panonceaux fléchés qui rythmaient la route familière que nous empruntons tous les jours pour rejoindre la "grande ville". On s'était même vaguement inquiétés en s'apercevant qu'ils étaient également piqués sur le bas-côté longeant notre home sweet home.

Puis bon, c'est comme quand la machine est terminée, que le bouton rouge nous a interpelés plusieurs fois en susurrant "étends-moi, étends-moi", et qu'au dernier moment, celui qu'on attend tous en se démaquillant et en appliquant sa crème minceur sur son gras en n'y voyant plus que d'un oeil, c'est là qu'on se souvient qu'on a carrément oublié d'étendre le linge.

En gros, on avait zappé, entre le resto pour fêter nos 1 an et quasi-demie de mariage et les aller-retours du tracto-pelle à remplir de bûches pour essayer de chauffer vainement la bicoque.

Péniblement réveillés au son de ces papotages gazouillant des randonneurs qui estiment que 9h00, c'est bien assez tard pour continuer à ronfler comme des bienheureux, nous nous sommes donc levés, tout aussi péniblement.

En nettoyant la pisse d'une de mes chattes dans le coin de ma fenêtre et derrière mon buffet, je songeais aux différences qui nous cloisonnaient, nous les couche-tard, et eux les lève-tôt (dont mon mari fait habituellement partie).

C'est vrai ça, qui qu'a décidé que le monde il appartenait à ceux qui tombaient du lit entre 6 et 9 heures du matin ? Pourquoi ceux qui se couchent à l'heure où d'autres se lèvent, ils auraient pas droit à une portion de monde, eux aussi ? Ceux qui trimballent la bouffe dans des camions toute la nuit, ceux qui travaillent à la bourse, qui font le ménage dans les grandes succursales, qui vigilent les relou à l'entrée des boîtes de nuit, qui nous servent de l'alcool jusqu'à 6 heures, pourquoi ils ont pas droit au monde ?

Et surtout, pourquoi que ces gens-là, ils estiment être normaux, et les autres pas normaux ? Qui c'est qu'a décidé que la norme c'était de se lever alors qu'il fait encore nuit - l'hiver, et de se coucher alors qu'il fait encore jour - l'été ?

Qui c'est qu'a décidé que nous, les dormeurs du matin, on était des grosses feignasses ?

Réflexion hautement philosophique, tu me concèderas, Public.
(puis tu m'excuseras en passant, j'ai pas assez dormi)

Pendant que ma chienne aboyait sur tout ce qui passait : vieux/vieilles à cannes, potes mecs, clan des desperates housewives, parents à enfants, je regardais ces derniers avec un soupçon de compassion.

J'imaginais leur réveil ce matin, à 7 plombes du mat' :

"Allez, dépêche-toi de te lever, on va rater la marche de ce matin !
- Mais mamaaaaaaan, c'est dimanche !
- Ben justement, faut pas se reposer sur ses lauriers le dimanche !

(par contre les feuilles de lauriers dans la sauce de lapin ou de poulet, c'est super bon)

- S'il te plaîîîît ! C'est le seul jour où je peux me lever plus tard !
- Pas question ! Allez, grouille-toi, puis il est tard, il est 7h30, regarde ! D'habitude tu te lèves à 7h00, estime-toi heureux !
- C'est pas juste ! pleure le gamin.
- Ben oui, c'est comme ça ! La vie c'est pas juste !"


En résumé : " le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, et il est pas juste, en plus, tu voudrais pas qu'il soit juste puisqu'on est obligés de se lever si tôt, ptit con ?! Lève-toi et va gagner ta croûte ! "

Bon, ben ça va, au moins on leur martèle pas toujours le crâne avec des idées à la con erronées, que la vie c'est des princes avec un cheval blanc et des princesses qui se transforment en grenouilles.
Mais ça doit les déconcerter, les gamins, quand même. Le paradoxe, tu comprends Public.

Puis du coup, ça m'a remémorée les moments où ma mère nous forçait à aller à la messe le dimanche matin. C'est sûr qu'ils perdent des clients, à fiche leurs réunions dès potron-minet. Rêveuse, je me suis demandé ce que serait ma vie aujourd'hui s'ils avaient fait des messes à 15 heures. Ça m'aurait peut-être tellement plu que je serais devenue nonne, et que j'habiterais dans un couvent. Et là, crois-moi que je me pèlerais encore plus le fion, dans leur couvent glacial pas trop chauffé.

Parce que non seulement Jésus, ou Dieu, enfin la Trinité quoi, elle a décidé que la messe c'était pour les lève-tôt -- oui, la foi c'est pour ceux qui sont normaux -- mais en plus, elle a décidé que souffrir c'était mieux que vivre dans le confort.
(Je soupçonne l'Église d'en avoir fait un axiome de ses valeurs pour pas trop payer les curés ni chauffer les églises. Oui, je soupçonne l'Église de radinerie, excuse-moi, je rappelle toute de même que j'ai pas trop dormi).

Bref bref, tout ça illustre parfaitement cette citation "Mens sana in corpore sano".

C'est une question de karma. Lève-toi tôt le matin, va bosser, bouge ton fion, et prie. Sinon, tu t'attireras les foudres de l'enfer. Et tu nettoieras de la pisse de chat dès que tu te lèveras, et gueuleras constamment sur ta chienne en la priant de la fermer.
On prie pas pour la même chose, finalement.


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26 novembre 2010

Môdite #1

Crise de la trentaine ou schyzophrénie paranoïde, parfois je me demande si l'univers entier n'est pas ligué contre moi.

...

Ou juste Vuze, en fait.




vuze2

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13 novembre 2010

Pour lutter contre l'insomnie #1

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[Calvin & Hobbes, de Bill Watterson]

(respectez les droits d'auteur)

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07 novembre 2010

Réflexion de la semaine #1

Est-ce bien raisonnable d'accepter de porter la lingerie trop petite de notre mère ?

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(désolée pour la qualité du dessin qui est lamentable)

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31 octobre 2010

Happy Halloween !

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